Constitutionnalisme durable et animaux non humains: Droits, devoirs et justice inclusive
Chairs
Amy P. Wilson amywilson@animallawreform.org
Eva Bernet Kempers eva.bernetkempers@uantwerpen.be
Yaffa Epstein yaffa.epstein@jur.uu.se

Ces dernières années, des juridictions à travers le monde adoptent des législations et interprètent des constitutions, des lois et des politiques pour étendre la protection juridique aux animaux non humains. Cela soulève la question de savoir si, et de quelle manière, le constitutionnalisme durable doit prendre en compte les effets du droit non seulement sur les humains, mais aussi sur d’autres êtres vivants qui partagent cette planète avec nous.
Diverses approches ont été suggérées et critiquées – par exemple, l’utilisation des droits humains environnementaux et des droits de la Nature ; la doctrine du habeas corpus ; ainsi que les notions de sensibilité, de dignité, d’égalité et de valeur intrinsèque, entre autres. Élever la protection des animaux à un niveau constitutionnel a impliqué des développements conceptuels significatifs ; cependant, il reste un fossé entre ces idéaux et la réalité de l’exploitation humaine incessante et de la cruauté grave envers de nombreux animaux non humains.
Cet atelier explorera le domaine croissant du constitutionnalisme et des animaux non humains du point de vue du constitutionnalisme durable, en évaluant comment les tribunaux, les décideurs politiques, les politiciens et d’autres parties prenantes s’efforcent de les inclure ou de les exclure dans les systèmes constitutionnels actuels. Il examinera également la nécessité et les aspects pratiques d’une expansion du champ du constitutionnalisme au-delà de l’espèce Homo sapiens, posant la question de savoir si la durabilité est un cadre approprié, notamment dans le contexte des crises socio-écologiques convergentes et des développements technologiques et autres.