July 6-10, 2026 - Bogotá, Colombia
La Constitution, la banque centrale et ses défis contemporains
Chairs
Gonzalo Andrés Ramírez Cleves (gonzalo.ramirez@uexternado.edu.co)
Andrés Camilo Gómez Calcetero (a.gomezc234@uniandes.edu.co)
Constanza Blanco Barón (constanza.blanco@uexternado.edu.co)
Katherine Flórez Pinilla (katherine.florez1@uexternado.edu.co)
Paula Ahumada Franco (paulaahumada@derecho.uchile.cl)
Adriana Zapata Giraldo (adriana.zapata@uexternado.edu.co)
Au cours du XXe siècle, les normes régissant les objectifs, les fonctions et l’architecture des banques centrales — autorités chargées principalement, mais non exclusivement, de la gestion de la politique monétaire — ont été élevées au rang constitutionnel. Rendre leur réforme difficile a été considéré comme une garantie d’autonomie face aux gouvernements, dont les ingérences pourraient menacer la stabilité macroéconomique. Le débat constant sur l’impact des taux d’intérêt de la politique monétaire sur la croissance des pays et le niveau d’emploi met en évidence cette tension, qui s’ajoute à d’autres dilemmes comme la discussion entre la dimension technique et la légitimité du modèle de la banque centrale dans les démocraties.
Outre ce qui précède, les banques centrales sont confrontées à des défis supplémentaires tels que les effets du changement climatique, l’irruption des technologies de la Quatrième Révolution Industrielle (4RI) dans leurs dimensions de rupture comme la blockchain et les applications telles que les crypto-actifs, et la nécessité d’intégrer le paradigme de la durabilité à leurs analyses. Dans ce contexte, cet atelier est offert comme un espace pour réfléchir sur la vigueur, l’impact, l’adéquation et la suffisance des arrangements constitutionnels contemporains des banques centrales pour affronter ces défis.
À travers la discussion de ces interrogations, depuis des perspectives orthodoxes et hétérodoxes et des expériences locales et internationales comparées, il est espéré d’offrir aux assistants une vision panoramique de ces questions. Il est invité à présenter des propositions permettant d’enrichir et d’approfondir ces débats à partir des questions d’orientation suivantes :
Quel impact cela aurait-il sur la garde de la souveraineté monétaire qui est une compétence exclusive de la banque centrale ?
Le modèle de banque centrale est-il adéquat et en vigueur ?
Est-il possible de concevoir une banque centrale qui parvienne à compatibiliser la vision technique des banques avec les intérêts des gouvernements légitimés démocratiquement ?
Doit-on modifier (élargir ou réduire) les fonctions et les objectifs des banques centrales ? Ou, au contraire, leur tâche doit-elle se réduire à la gestion de la politique monétaire ?
Quelles doivent être les limites de leur intervention dans l’économie, particulièrement en temps de crise ?
Quelles améliorations en matière de gouvernance ces institutions pourraient-elles adopter ?
Conformément au cadre constitutionnel et légal, les banques centrales pourraient-elles émettre une monnaie numérique publique face à la rupture qu’entraîne l’« explosion » d’émissions de monnaies numériques privées ?
