July 6-10, 2026 - Bogotá, Colombia
Langue, traduction et méthode pour un droit constitutionnel durable
Chairs
• Roberto Scarciglia rscarcigliaunits@gmail.com
• Giovanna Tieghi giovanna.tieghi@unipd.it
• Ino Augsberg augsberg@law.uni-kiel.de
• Juan Ignacio Chia jchia@law.uni-kiel.de
• Erika Arban arban.erika@gmail.com
SPEAKERS
| Luis Abel | Zarate-meriles |
| Rosa | Mayrhofer |
| Aldo Alesandro | Santome Sánchez |
| Alfonso Renato | Vargas Murillo |
| Andrés Felipe | Delgado Correal |
| Bryan Steven | Silva Guamushig |
| Diego | López-Medina |
| Jose Miguel | Camacho Castro |
| Lucrezia | Cadamuro |
| Mingtao | Huang |
| Natalia | Rueda |
L’éducation juridique et la recherche en droit constitutionnel sont de plus en plus confrontées à des défis linguistiques et méthodologiques, car la compréhension de phénomènes juridiques complexes requiert non seulement une clarté conceptuelle, mais aussi une conscience et une sensibilité linguistiques et culturelles. Bien que la doctrine juridique soit l’une des disciplines académiques les plus anciennes, le débat sur le langage et la méthode juridiques demeure à ce jour rare et sporadique, même si certaines études ont été consacrées à la méthodologie et au langage ainsi qu’à leur interconnexion, ouvrant ainsi de nouveaux scénarios. Cela laisse souvent les chercheurs en droit inconscients de la nécessité d’une approche méthodologique (juridique) appropriée pour décrire la complexité de la comparaison à une ère de mondialisation, caractérisée par un flux continu d’idées, de traditions et de terminologie à travers les juridictions. Cette situation a ainsi suscité des demandes pour une décolonisation de la discipline et une réévaluation des fondements méthodologiques sur lesquels la recherche en droit constitutionnel est menée.
Simultanément, les préoccupations concernant le langage dans une perspective constitutionnelle élèvent le niveau d’investigation du champ linguistico-juridique. Cela a un impact croissant également sur la formation des nouvelles générations de juristes.
Simultanément, le concept même de constitution a évolué au-delà de l’État-nation, étant transféré vers des contextes supranationaux et même internationaux, où le droit circule à travers des processus de traduction — tant linguistiques que conceptuels. La traduction du droit constitutionnel ne pose donc pas seulement une question de théorie juridique concernant la notion de norme, parfois comprise comme un substrat inaltérable pouvant être exprimé de différentes manières. Les processus de traduction posent aussi un problème pratique : si les normes sont inséparables de la langue dans laquelle elles sont exprimées, alors chaque acte de traduction transforme nécessairement le droit lui-même. L’expérience des cours constitutionnelles et internationales multilingues souligne cette tension : la forme de présentation n’affecte-t-elle vraiment pas le contenu essentiel ? Ou le contenu est-il nécessairement influencé par la manière dont il est présenté aux auditeurs ou lecteurs ?
Une discussion plus approfondie sur les méthodologies de recherche et les langages appropriés dans ce domaine est ainsi devenue une préoccupation pressante, car une nouvelle boîte à outils et de nouvelles idées sont nécessaires. En conséquence, l’objectif de cet atelier est de rassembler un groupe de chercheurs en droit constitutionnel pour affiner la réflexion sur les aspects linguistiques et méthodologiques en droit constitutionnel (comparé) — y compris l’impact des méthodologies d’enseignement-apprentissage — afin de développer une théorie et une pratique durables du droit constitutionnel. Les questions à débattre peuvent inclure (sans s’y limiter) les thèmes suivants :
Importance des langues nationales dans les discussions au niveau national et international, considérant le rôle de l’anglais comme lingua franca ;
Manières dont les méthodes et les langues peuvent faire face à l’impact de la mondialisation sur les traditions juridiques, et comment elles peuvent développer un patrimoine mondial ;
Pluralisme juridique, traditions culturelles et comparaison critique ;
Manières de répondre au droit constitutionnel négatif ;
Situations de traduction dans les cours constitutionnelles nationales individuelles et les cours internationales, problèmes potentiels découlant de la jurisprudence multilingue et les approches méthodologiques les plus appropriées pour situer le travail des cours constitutionnelles dans le débat comparatif ;
Processus de constitutionnalisation comme processus de traduction ;
Fondement constitutionnel des droits humains linguistiques, tels que le droit d’utiliser sa propre langue lors de la communication avec les agents publics et durant les procédures judiciaires, et les problèmes pratiques de la mise en œuvre de ces droits ;
Transfert d’expertise non juridique et son traitement dans les décisions des cours constitutionnelles, et manières de mener une recherche interdisciplinaire ;
Le rôle de l’anglais global (Global English) pour les études juridiques au sein d’un cadre constitutionnel durable.
