July 6-10, 2026 - Bogotá, Colombia
Le Droit Antidiscriminatoire en Amérique Latine
Coordinateurs :
- Antonio Maués amaues@ufpa.br
SPEAKERS
| Ariadna | Tovar Ramírez |
| Breno | Magalhães |
| Dominnique | Luan Ramos |
| Estefanía | Esparza Reyes |
| Lisneider | Hinestroza Cuesta |
Depuis la dernière décennie du XXe siècle, plusieurs pays d’Amérique latine ont commencé à mettre en œuvre des politiques visant à garantir les droits fondamentaux de groupes auparavant exclus de l’exercice effectif de la citoyenneté. Parmi ces politiques, celles qui promeuvent les droits des groupes historiquement discriminés en raison de leur sexe, de leur race et de leur appartenance ethnique se distinguent. Cela a conduit à l’adoption de normes interdisant la discrimination pour ces motifs et à la création de mesures d’action positive en faveur de ces groupes. Ces avancées ont abouti à un développement sans précédent du droit antidiscriminatoire dans la région, guidé par une conception substantielle du droit à l’égalité qui, en reconnaissant la nature structurelle des inégalités sociales, légitime l’adoption de traitements différenciés au profit des groupes historiquement discriminés dans la société.
Ainsi, les pays d’Amérique latine disposent désormais, au sein de leurs systèmes juridiques, d’un ensemble diversifié de mesures antidiscriminatoires qui affectent différents domaines, tels que les relations familiales, l’accès à l’emploi et à l’éducation, et la participation politique. Ces mesures non seulement interdisent et sanctionnent les cas individuels de discrimination commis par des acteurs publics et privés, mais soutiennent également les politiques publiques visant à réduire les inégalités de fait dans la société, y compris la mise en œuvre de mesures d’action positive telles que les quotas.
Cet atelier vise à analyser de manière comparative les avancées et les défis auxquels est confronté le droit antidiscriminatoire en Amérique latine. Compte tenu du potentiel transformateur de ces normes, quels facteurs institutionnels contribuent à l’efficacité du droit antidiscriminatoire ? De cette question globale découlent des questions plus spécifiques, qui doivent être abordées selon les caractéristiques du système juridique de chaque pays : Quelle est l’importance de la participation sociale dans la création et la mise en œuvre des normes et des politiques antidiscriminatoires ? Quel est le degré d’autonomie des institutions chargées de mettre en œuvre le droit antidiscriminatoire ? Quels résultats les politiques d’action positive ont-elles obtenus ? Quel rôle joue le pouvoir judiciaire dans le contrôle de la constitutionnalité des mesures d’action positive ?
