July 6-10, 2026 - Bogotá, Colombia
Le soin en tant que droit dans la perspective interaméricaine, les cours constitutionnelles et les approches comparatives
Coordinateurs :
- Alexei Julio Estrada – alexei.julio@uexternado.edu.co
- Pablo González Domínguez – pablogonzalez@corteidh.or.cr
- Patricia Pérez Goldberg – pperezgoldberg@icloud.com
- Juan Sebastián López – Jslopez295@gmail.com
SPEAKERS
| Camila | Vega Salazar |
| Carmen Cecilia | Martínez |
| Claudia Patricia | Alvarado Bedoya |
| Daniela | Martínez |
| Diana Esther | Guzmán R. |
| René Ibraham | Cardona Picón |
| Mariana | Brocca |
| Merly Patricia | Forero Tejada |
| René Ibraham | Cardona Picón |
| Stefany Carolina | Chavez Rivera |
Le droit au soin englobe des actions visant à préserver le bien-être holistique à toutes les étapes de la vie ; il implique la prestation de soins médicaux, un soutien émotionnel et une assistance dans les activités quotidiennes qui permettent aux individus—et à ceux qui assument des responsabilités de soins—de poursuivre leurs projets de vie avec autonomie et dignité. Reconnaître le droit au soin va au-delà des visions restrictives qui confinaient cette fonction à la sphère privée et familiale, la positionnant plutôt comme un besoin universel et essentiel pour la vie humaine et le développement social durable. Sa consolidation en tant que droit justiciable est le résultat d’un processus de construction normative tant au niveau national qu’au sein des systèmes régionaux de protection des droits de l’homme.
Le sujet proposé pour cet atelier recoupe plusieurs axes thématiques du Congrès Mondial. D’une part, il reconnaît l’interaction continue entre les cours constitutionnelles et d’autres interlocuteurs juridiques, tels que les tribunaux internationaux des droits de l’homme. Cet échange dialogique a favorisé des contributions au développement de l’État de droit, tout en soulignant les défis auxquels sont confrontées les cours internationales et nationales pour assurer la mise en œuvre effective de leurs décisions.
D’autre part, reconnaître le soin comme un droit se heurte à des défis en matière de respect : des réactions négatives à sa reconnaissance par certains secteurs de la population aux contraintes financières et aux crises affectant des pays dotés d’un large éventail de droits reconnus mais manquant de capacité institutionnelle pour remplir leurs obligations en matière de droits de l’homme. Enfin, reconnaître le soin comme un droit soulève des questions concernant les obligations qui peuvent incomber aux acteurs privés, et non seulement à l’État.
L’atelier vise à examiner, dans une perspective reconnaissant à la fois les avancées et les limites, le développement du droit au soin à travers l’étude de la jurisprudence constitutionnelle comparée et de l’Avis Consultatif récent de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme qui reconnaît explicitement ce droit. Une analyse conjointe de ces expériences permettra d’identifier des normes consolidées ainsi que les défis persistants pour une mise en œuvre effective, dans le but de favoriser un dialogue constructif sur les voies institutionnelles et non institutionnelles pour renforcer la reconnaissance et la garantie pleine et entière de ce droit.En somme, cet atelier est non seulement théorique, mais aussi axé sur l’analyse de la jurisprudence. Il cherche à réfléchir sur les fondements de ces nouveaux droits tout en se concentrant sur des normes concrètes. Il s’articule autour de la recherche appliquée, en analysant ces concepts et leur développement spécifique au sein de divers contextes constitutionnels, supranationaux et internationaux.
