Workshop 65

Back

Art, mémoire et réparation symbolique : le constitutionnalisme durable face aux promesses de la Constitution de 1991

Sala H-208 | Room H-208 | Salle H-208

Chairs
• Germán Medardo Sandoval Trigo. medardosandoval@gmail.com
• María Isabel Rojas maria.isabel.rojas.ticona@vub.be
• María Gabriela Ábalos. mgabalos@itcsa.net
• Dolunay Bulut. dolunaybulut@newschool.edu
• Jorge Luis Vaca Forero. jvacaforero@gmail.com

MODERA
Ana María Lozano Rocha

SPEAKERS

Jhoana AlexandraDelgado Gaitán
JulianaAcuna
LUZ MARIASANCHEZ DUQUE

La Constitution Politique Colombienne de 1991 a été conçue comme une rupture démocratique promettant l’inclusion, la reconnaissance de la diversité ethnique et culturelle, la protection des droits fondamentaux, l’élargissement des mécanismes de participation citoyenne et la construction de la paix. Cependant, plus de trois décennies après sa promulgation, des dettes persistent en matière de mémoire, de vérité et de réparation, spécialement pour les communautés affectées par le conflit armé et les violences structurelles qui perdurent en Colombie.

Partant de ce cadre, il est possible d’affirmer que, de manière continue, les Pratiques Artistiques en Colombie ont réfléchi autour de la situation politique et de la manière dont se pose cet idéal de ce que l’on souhaite construire comme un langage constitutionnel, capable de matérialiser et de socialiser dans l’espace public des processus de deuil, de justice symbolique et de pédagogie sociale. Des œuvres, des monuments, des contre-monuments et des pratiques artistiques collectives proposent un dialogue avec les promesses non tenues de la Charte de 91, créant de nouvelles formes de constitutionnalisme qui ne se lisent pas seulement dans les tribunaux, mais aussi dans les rues, les musées, les places et les territoires.

La table propose d’explorer comment les pratiques artistiques contemporaines en Colombie peuvent s’entendre comme une dimension du constitutionnalisme, en tant qu’elles développent des outils pour le développement d’une mémoire intergénérationnelle, d’une résilience communautaire et d’une réparation culturelle complétant les réponses juridiques traditionnelles à un monde en mutation.

Lignes d’analyse :

  1. Promesses constitutionnelles et leurs représentations artistiques.

Comment les promesses de la Constitution de 1991 (pluralisme, paix, participation, droits des minorités, environnement) se sont-elles traduites dans les pratiques artistiques ?

Exemples : œuvres réinterprétant le préambule, la notion de nation multiculturelle ou les droits collectifs.

  1. L’art comme outil de mémoire et de réparation symbolique.

Le rôle de l’art dans les processus de justice transitionnelle, de vérité et de réparation en Colombie.

Pratiques de contre-monuments, mémoriaux, performances ou tissages communautaires comme expressions de justice culturelle.

40

  1. Espace public, art et constitutionnalisme durable.

La construction de l’espace public comme lieu de dispute constitutionnelle et symbolique.

Comment des œuvres comme Fragmentos (Doris Salcedo) ou Auras anónimas (Beatriz González) dialoguent avec la mémoire collective.

Risques : censure, instrumentalisation politique, usure du symbole.

  1. Constitutionnalisme esthétique et pédagogie sociale.

L’art comme forme d’éducation constitutionnelle, spécialement pour les populations marginalisées.

Le potentiel de l’art pour créer une citoyenneté active et consciente.

  1. Intersection entre art, droits culturels et durabilité.

Reconnaissance de l’art comme droit culturel protégé par la Constitution (art. 70 et 71 de la Charte de 91).

Dimension durable : comment l’art garantit la transmission de la mémoire intergénérationnelle, la résilience communautaire et la cohésion sociale.resilience, and social cohesion.